On est tous des papillons, il suffit juste de savoir où se poser

Suite à une  pneumonie foudroyante en 2016 ; j‘ai du  passer vingt-deux mois en milieu hospitalier.
Mon souhait était de partager un récit intimiste et profond sur une reconstruction difficile, une lutte acharnée mais l’espoir chevillé au corps.
J’ai eu besoin également  de relater ce quotidien intimement partagé, non – choisi avec des soignants aux comportements et personnalités différentes. Sans nier cette réalité (Pénibilité, Manque de reconnaissance, Souffrance des soignants) ; Ce sont aussi des êtres humains, « des bons et des méchants ». « Faire avec » les autres patients n’a pas toujours été évident :
De belles rencontres mais aussi des « insupportables », des « subies ».
Un besoin de se rapprocher de ceux qui ravalent leur souffrance, avec une bonne blague.

Mots clés : Univers médical, rencontres, émotions, souffrance, lutte, espoir.

J’aimerai présenter ce passage de mon deuxième livre.
Il est signifiant quant à ce que j’ai ressenti sur cette longue période d’hospitalisation.
À l’époque, écrire ces mots dans mon autobiographie, était une urgence, une évidence.
Voici l’explication des métaphores, que j’ai alors choisi :
Le cobra : c’est la maladie, l’hôpital, l’enfermement.
La souris : c’est moi.

LE COBRA ET LA SOURIS :
Le cobra est dans son panier.
La souris tourne en rond dans une boîte.
Elle est prisonnière.
Le cobra n’a pas faim ; il sait qu’il la mangerait.
Il n’est pas pressé.
Il peut jouer avec, il sait qu’il va la mettre à mort.
La souris est affolée ; les émotions se bousculent, la heurtent violemment.
Elle est malmenée dans deux extrêmes :
La terreur, la folie, mais aussi la force ; se relever encore et encore.
Le cobra est ridicule à se trémousser.
Il est lourdaud et bête.
Il a le sang-froid, elle a le sang chaud.
La souris est fine agile et vive d’esprit.
Qui va gagner ? Le cobra ou la souris ?
C’est une lutte sans fin.

Vous, qu’en pensez- vous?

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